samedi 15 septembre 22h49 heure française
blog rétabli par Rémi;
Du moins il l'espère....
L'Amérique du sud, une histoire d'amour à rebonds et épisodes à venir. Vos commentaires, dans le dernier article affiché sur le blog, peuvent nous permettre, si vous le souhaitez, de vous répondre personnellement.
samedi 15 septembre 2012
mercredi 12 septembre 2012
Valparaiso à Iquique : ATACAMA
1860 kilomètres. 26 heures en bus
avec la compagnie Tur Bus (70 euros/personne)
départ Valparaiso : lundi 10 sept 10 h
arrivée Iquique : mardi 11 à 12 h
1 petite heure de retard sur l'horaire prévu, due à des travaux sur une partie de la route.
La route, succession de nationales à 2 voies et d'autoroutes à 4 voies, suit en grande partie la côte Pacifique sauf, par moments, plus à l'intérieur des terres (montagne).
C'est long mais ça en vaut vraiment la peine.
100 premiers km, de Valparaiso à La Calera, traversées de villes, ça n'en finit pas...
450 km, de La Calera à Coquimbo, succession d'océan et de montagne, paysages verdoyants... la nuit tombe, dodo.
600 km, Coquimbo à Antofagosta, désert d'Atacama, c'est la nuit et par conséquent on n'y voit goutte.
700 km, Antofagosta à Iquique, le désert continu...
LE DÉSERT D'ATACAMA
ou : un territoire de Lune avec, pour frontière, un océan
c'est beau et inquiétant à couper le souffle. Jamais une goutte de pluie ne vient troubler cet univers de roches aux formes tourmentées, de sable et de poussière. Aucune végétation. L'océan est de même couleur que le désert : nuances de gris bleus et de bruns roux ou sombres. Le ciel est le plus souvent couvert de nuages quand ce n'est pas de brumes épaisses. De temps à autre un village, ou plutôt un hameau de quelques toutes petites maisons en bois et tôles, et plus rarement encore une mine encore en activité ou abandonnée. Au bord de l'océan les quelques rares habitants vivent de la pêche (petites barques) et du ramassage des algues.
dimanche 9 septembre 2012
VALPARAISO
vendredi 7 au lundi 10 septembre matin
résidence : Hostal Destino Bellavista - calle Hector Calvo 338, Cerro Bellavista
tel. 93493073 - www.hostaldestinobellavista.cl
un tout petit hôtel à la facade richement peinte: Accueil, confort, tout y est de qualité excellente, chambres, sanitaires, cuisine, salle à manger, petite terrasse donnant sur la colline en face. Très calme, co-locataires chiliens ou étudiants étrangers. Une perle ! 20 000 pesos pour deux la nuit, 34 000 pour deux nuits, 52 000 pour trois.
Bon, Valparaiso... certes la ville dont le seul nom fait rêver, la ville de toutes les exclamations, coups de coeur, sensation de magie... Mais plus encore peut être : la ville de l'enfance, de l'émerveillement de l'enfance. Des cabanes plus que des maisons. Elles se grimpent les unes sur les autres, se chahutent et se font peur à basculer dans le vide, à se donner le plaisir si vif du déséquilibre, de la chute toujours imminente. Milliers d'éclaboussures jaunes, bleues, vertes, oranges, rouges, brunes, facades, portes et fenêtres couvertes de fresques oú s'animent oiseaux, jaguars, fleurs, arbres, êtres de légendes, masques de carnaval, figures fantasmagoriques, navires, lacs et océans et toujours le ciel vers qui tout monte, les rues, les inombrables ruelles et escaliers, les cerfs volants que les enfants envoient et guident comme autant de messages papillons, de caresses au soleil ou aux nuages c'est selon les jours. Maisons nids perchées dans les branches de la ville, maisons phares tournées vers le Pacifique et parmis elles celle toute particulière de Neruda. Le port avec de vrais gros bateaux de guerre amarrés sur un quai suffisamment éloigné pour paraìtre encore un peu petits, encore pas trop menacants, et des cargos, des très très gros que d'immenses grues emplissent de containers sur lesquels on lit "China", "Hambourg", "International": Sur des pontons, des vaches de mer font leur farniente, se frottent voluptueusement les unes aux autres, ouvrent des gueules armées de dents assez impressionnantes... La chorillana que l'on sert dans les restaurants populaires : une montagne de frites recouverte par une seconde montagne d'oignons, fromage, viande de porc onctueusement mélangés. Elle est servie pour deux ou trois affamés dans un seul et même plat dans lequel chacun plonge sa fourchette et en extirpe d'énormes bouchées. Des bus qui roulent comme des fous, lachent des appels tonitruants et des pets de fumée noire ; des chiens errants sans collier, leurs crottes en abondance un peu partout, des chats qui se tiennent les pattes entre la queue et vous observent ou qui, les yeux clos sur des rêves de forêt ou de savane, dorment couchés sur un petit tapis disposé spécialement là sur cette grosse pierre par un être humain attentif. Des êtres humains qui vivent dans et avec tout ca, y poussent des poussettes chargées d'enfants, de nourriture à rapporter pour le soir, gravissent ces mille et mille marches qui leur garantissent, c'est probable, un coeur à toute épreuve. Une ville ébouriffée en équilibre précaire entre ciel et mer.
Merci à Carlos de nous y avoir accueilli et fait faire nos premiers pas.
Au 580 de la calle Serrano, derrière une fenêtre sans vitres du premier étage, vous aurez peut être la chance de croiser le regard et le sourire de la Noña. Elle habite ici depuis bientôt quatre vingt dix ans, elle est originaire d'Italie, elle est aussi une figure historique de cette rue et de la ville.
Autre recommandation : au 487 de cette même rue, la Tetera Mágica. Derrière une petite devanture, un salon de thé tout simple tenu par une jeune fille très belle. Thés et patisseries maison y sont de surcroît délicieux et servis généreusement sans chichi ni flafla.
Au fait, toujours pas de photo ?! Ben non, on s'est apercu que l'ordinateur de l'hôtel n'avait pas de fiche pour cable USB, donc pas moyen de charger les photos: C'est comme ca, faudra attendre de trouver un matériel plus moderne à Iquique que nous rejoindrons mardi après 20 heures passées en autobus.
samedi 8 septembre 2012
SANTIAGO
du 4 septembre 9h au 7 septembre 9h matin
lieu de résidence : la Casa Roja (auberge jeunesse) calle Agustinas 2113, Barrio Brasiltel. 56 2 696 42 41 info@lacusaroja.tie.ol
très bon rapport qualite/prix, vaste chambre double avec grande fenêtre, sanitaires collectifs propres, petits déjeuners copieux = 33 euros/nuit pour 2
Le Barrio Brasil est LE quartier étudiant de Santiago, situé a deux stations de metro de l´hyper centre ville (Santa Anna). Un quartier calme et agréable, aux maisons première moitié du 20e S (pour nombre d´entre elles couvertes de peintures murales débordantes de liberté) et aux rues bordées de bistrots, snacks et restaurants.
Santiago c´est la grande ville, débordante d´activité, grouillante à toute heure du jour, au métro bondé (et cher !). Elle n'est pas vraiment belle (les tremblements de terre ont eu raison des maisons et bâtiments anciens, les buldings sont fonctionnels) mais pour qui aime les villes elle est amplement aimable. Les quartiers (barrios) sont très divers, des plus chics aux plus populaires, des estudiantins à ceux d´affaires et sièges de banques ou multi-nationales. Un nombre invraisemblable d'universités et académies privées, une foule de petites boutiques et commerces en tous genres. Dans l'hyper centre, à l'heure du repas entre 13h et 14h, des mini groupes de jeunes cadres (dynamiques, cela va de soi) complets noirs, chemises ultra blanches, cravates bleues, montres de prix, cheveux mi-longs, déjeunent d'une salade et d'une patisserie.
Une station de métro : Grotta de Lourdes (ben oui, on est en terre très catholique).
Le rio Mapocho qui dévale à toute allure d'est en ouest, la cordillere à peine visible au nord tant la brume de pollution est dense.
La cripte de la cathédrale, un petit espace dans lequel la sensation du sacré étreint, que l'on soit croyant ou non. Un espace habité par un christ roman en bois, suspendu par deux chaines reliées au plafond, et sous lequel se tient une table composée de trois blocs de pierre grise, derrière elle une chaise de bois à haut dossier. Tout est dit.
Ce jeudi là, face à la Moneda, un chapiteau abrite la première feria des femmes indigènes. Une cinquantaine de petits stands pour autant de femmes indiennes qui proposent des vêtements tissés, des poteries et objets en vannerie, des herbes médicinales, du miel, quelques mets et boissons ; au milieu une petite estrade devant laquelle sont disposées une trentaine de chaises. Une chanteuse mapuche nous livre quelques très beaux chants empreints d'une impressionnante gravité, elle frappe un tambour comparable aux tambours irlandais. Elle est accompagnée par deux jeunes femmes qui dansent et donnent le rythme avec des bracelets de grelots et feuilles d'eucalyptus.
Une femme Mapuche nous dit : "C'est la première fois que je viens à Santiago. Aujourd'hui c'est la fete, mais tous les autres jours non." Par un ami chilien (nous le retrouverons le lendemain à Valparaiso) nous apprendrons que ce peuple Mapuche, peuple dont les Espagnols n'ont jamais pu venir à bout, est aujourd'hui très directement menacé par l'Etat Chilien qui veut en annexer les immenses réserves d'eau des sierras et vallées. Il se livre actuellement dans ces territoires montagneux une véritable guerre armée dont personne ou presque ne parle. L'eau, l'or d'aujourd'hui et de demain.
Le tout nouveau centre culturel situé sous l'esplanade devant la Moneda, sorte d'immense patio souterrain, au plafond de verre bordé de salles d'exposition. C'est grand, c'est assez beau mais c'est très vide. Cher aussi, surtout pour les visiteurs étrangers qui paient un prix d'entrée de plus du double des chiliens. Résultat : on s'y sent très seul, sauf quelques groupes de collégiens qui déconnent gentiment.
Meme sensation dans le Centro Cultural Matucana, tout nouveau lieu "alternatif" aménagé dans d'anciens entrepots industriels : une immense salle de plus de deux mille places vouée au spectacle, une autre aux projections vidéo multi écrans, une troisième toute petite pour le théatre et une toute petite salle de cinéma "art et essais" (s'y donnait une rétrospective des films de Rohmer). Dans ce lieu immense un jeudi vers 18 heures, absolument personne sauf ma pomme et le gardien à l'entrée.
Quelques photos ? Ca va venir...faut arriver à en choisir quatre ou cinq parmis la centaine prise.
mardi 28 août 2012
les parcours tels que prévus
avec cinq cartes : Amérique du sud, nord Chili / nord Bolivie, Bolivie, Pérou, Colombie
Des parcours préparés au cours de longs mois grâce à la plongée dans multiples cartes (le goût de rêver), la visite de sites et blogs (merci à tous les voyageurs prédécesseurs), quelques échanges via "voyage forum", la lecture obsessionnelle des lonely planet', l'écoute pleine de gratitude de quelques personnes avisées, les conseils que tout à chacun ne peut s'empêcher de donner
Pour agrandir chaque carte : cliquer sur chacune
Pour agrandir chaque carte : cliquer sur chacune
2 - nord Chili / nord Bolivie (septembre, 3 semaines)
Départ de Santiago et Valparaiso
Montée au nord par le désert d'Atacama, avec deux ou trois étapes, jusqu'à Iquique
Ballades dans les sites pré-colombiens et les villes fantômes (Humberstone)
Revenir plus au sud à Chacabuco pour saluer ceux qui ont résisté
Bifurquer à l'est pour passer par Calama et se diriger sans hésiter sur Pedro de Atacama
A San Pedro voir autour tout ce qu'il y a à voir
Passer en Bolivie hop sur Uyuni en traversant le Salar
3 - la Bolivie (fin septembre à fin novembre, 8 semaines)
Descendre à Tupiza et de là se balader dans le Salar et autres splendeurs
Puis monter monter sur Potosi, Sucre, Tarabuco, Torotoro, Punata, Cochabamba, Oruro (c'est un vrai poème cette liste de noms...) pour monter monter encore les escaliers de La Paz et les montagnes derrière.
Passer au Pérou en flânant sur les bords du Titicaca.
4 - le Pérou (fin novembre à fin janvier, 10 semaines)
Descente de l'Amazone de Tarapoto à Laeticia sur un bateau transport de marchandises et de quelques hamacs pour voyageurs flottants.
Laeticia, ville sans route au milieu de l'Amazonie. L'avion permet de rejoindre Bogota.
5 - la Colombie (février, 4 semaines)
Un ami nous y attend, il est Colombien mais aussi Parisien, il sera notre guide pour une partie de ce dernier parcours. La dernière étape sera sur Carthagène.
Un peu prétentieux comme parcours ? ben oui...
départ
nord du chili, bolivie, pérou, colombie...
départ lundi 3 septembre 2012
retour le 28 février 2013
ce carnet, tenu à quatre mains, va se construire au fur et à mesure du parcours
un parcours qui, aujourd'hui 28 août 2012, est prévu le plus précisément possible (ciel !?) afin de s'adapter et se cogner aux imprévus, rencontres, renoncements, ébahissements, coups de fatigue et marches au corps léger
ils sont, voyage et carnet, le projet de deux personnes au fond de l'oeil encore vif
Poids des pierres, des pensées
songes et montagnes
n'ont pas même balance
Nous habitons encore un autre monde
peut-être d'intervalles
Rudolf Kassner
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